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La riviére d'Aussurucq (etchanco zola)
La Rivière Souterraine d'Aussurucq: ( Etchanco zola ) Les souvenirs relatés ci-après ont été partagés par Claude.R , Iréne.J , et l'Auteur Gérard.J Située dans la forêt des Arbailles, à quelques kilomètres du village d'Aussurucq en prenant la route d'Ahusky Sur cette carte on peut situer l'entrée au pied des roches d'ascune au niveau du petit point blanc dans le creux du vallon. Lors de ma première rencontre avec ce réseau actif, je ne pensais être accro au point de ne penser à chaque retour d'expédition, qu'à la préparation de la suivante, pendant tous les weeks ends sur quatre mois à trois spéléos aguerris et connaissant la technique sur le bout des doigts nous avons parcouru une partie importante de ce réseau. Le premier tier de ce réseau avait fait l'objet de plusieurs interventions de quelques membres du club sur environ 700 m tant sur le passage principal que sur certaines galeries latérales. Pour mes équipiers et moi -même, la véritable aventure allait commencer à partir de là ... Pour la compréhension du cheminement je reprends le parcours depuis l'entrée, celle ci se présente de façon toute simple par un orifice d'environ 1 m de diamètre au niveau du sol, après avoir mis en place une petite échelle pour accéder au niveau du réseau situé 5 a 6 m plus bas, faisant suivre un matériel assez encombrant mais indispensable (cordes, échelles, carbures, conserves etc. ...). Après une marche d'environ 80 a 100 m, à travers diverses chicanes, nous accédons à la rivière souterraine d'Aussurucq ( baptisée ainsi de par la situation géographique ). Une cascade qui se déverse sur la gauche à gros bouillon dans un puits qui parait assez profond et royalement arrosé, notre intérêt se porte vers un petit passage sous forme de boyau, à partir de là nous progressons les pieds dans l'eau sur une distance de 50 m environ sur une roche lisse et légèrement glissante je préfère marcher directement dans l'eau peu profonde à cet endroit, la suite nous oblige a quelques acrobaties pour nous mouiller le moins possible , les baignoires sont trop profondes à notre goût, d'un commun accord nous traversons ce passage par les voies aériennes en opposition , la roche néanmoins est assez instable , formé de couche superposée en strate plus ou moins solidaire entre elles, nous atteignons au bout de nos efforts, un petit surplomb entièrement au sec, une petite pause s'impose pour vérifier le carbure dans nos lampes et prendre quelques forces, pâtes de fruit et café lyophilisé sont les bienvenues. Pour l'info, nous avions approvisionnés certains points en position haute au sec, de réserve de carbure, nourriture en sachet, soupe, café, etc.. réchauffé à l'aide d'un petit réchaud de camping ce dernier nous suivant en toute circonstance. Car des forces il fallait en avoir pour affronter la partie suivante, après le passage de nos baignoires, nous arrivons sur un lac sur lequel lors d'une précédente visite nous avions posé une passerelle arrimée par des spits et cordelettes, le passage qui s'offre a chacun de nous, est très étroit, sur environ un mètre, après ce passage obligé que certains ont essayiez de contourner sans succès, l'on se trouve sous une cheminée d'argile d'environ 1,20 à 1,60 m de diamètre sur une hauteur de 5 à 6 m étant considéré par le club comme le meilleur (sans être le spécialiste en la matière) , après une courte délibération entre nous, je décide de monter en opposition jusqu'au deux tiers de la hauteur, avec une corde, arrivé à la bonne hauteur, après plusieurs reprises, (les parois en terre glaise offrant très peu de prises), je décide d'envoyer la corde au plus léger d'entre nous pour qu'il puisse monter à son tour et passer au dessus de moi pour aller arrimer une échelle sur le point haut au dessus de moi servant de tremplin avant cet accès, ceci fait, nous nous retrouvions ensemble pour un passage pour contorsionniste tant le labyrinthe qui nous attendait était à juste titre tordu à souhait après une petite heure de cette discipline amincissante, nous parvenions à notre deuxième point de bivouac. En haut d'une belle
diaclase 20 m au dessus du réseau actif que nous entendons mais que nous avons perdu de vue ,deux parcours s'offrent à nous à gauche un réseau fossile exploré en partie par d'autres membres du club, nous le laissons de côté pour nous concentrer sur la recherche du réseau actif que nous avons décider remonter aussi loin que possible. Après avoir laisser un maximum de produit sur ce camp de base et nous entre reposé une bonne heure nous sommes repartis vers la sortie en retrouvant toutes les fantaisies que nous avaient crée la nature souterraine il était 10 h du matin lors de notre entrée le Samedi, il est 23 heures le dimanche lors de notre sortie. Ceci achève notre visite pour ce week end Quinze jours plus tard, nous voilà de retour sur le terrain avec d'autres matériels, cordes, échelles, et la quincaillerie nécessaire en complément de ce que nous avions laissé lors de la précédente sortie. Cette fois nous sommes passé voir les gendarmes de Mauléon pour signaler notre expédition avec quelques indications sur les difficultés du parcours jusqu'à notre point bivouac le plus avancé, et la possibilité de nous rejoindre en suivant des repères assez visible, symbolisé par un marquage convenu entre nous. Ces derniers nous ayant mis au courant d'un orage assez violent ayant eu lieu trois jours avant pouvant nous occasionné des surprises sur place. Dés les abords de l'entrée le samedi il est 10h du matin, on se rend compte que cet orage avait bien nettoyé les environs, mais une grande partie de l'eau de ruissellement avait pénétré dans le réseau nous mettant dans le doute pour la suite. Après réflexion nous décidons de descendre dans le puits d'entrée, et a part quelques flaques ici et la on décide donc de poursuivre, l'accès à notre camp de base s'effectue de manière plus rapide de part la connaissance des difficultés et la façon de les contourner. Pour la continuité de l'exploration nous sommes en équipe réduite, regroupant les divers aspects technique utile dans ce genre d'aventure, nous voila lancés sur une nouvelle expédition chargé chacun d'un sac avec matériel et nourriture sans oublier le carbure pour nos lampes, la diaclase citée précédemment s'avère d'une relative facilité, la roche calcaire creusée ici et la par les eaux qui ont bouillonné ici autrefois, en descendant le bruit de la rivière se fait plus présent sans que l'on ne puisse en discerner la direction exacte, a un moment pourtant en regardant au sol entre deux roches, je vois dans le fond, à la lueur de la lampe, un reflet très significatif de l'eau avec son orientation, mes deux acolytes recherchant de leur coté, je les rejoins pour leur indiquer la direction qui semble la plus probable, à cet endroit nous nous trouvons à peu prés à deux ou trois mètres au dessus du niveau de l'eau dans un ancien réseau, le plus jeune découvre à cet endroit deux galeries à cinq ou six mètres au dessus de notre position actuelle, on en profite pour faire un croquis rapide des lieux, (pour plus tard on ne sait jamais) poursuivant notre progression, on retrouve notre rivière au bout de cinquante mètre qu'il nous faut atteindre grâce a une échelle arrimé par des spits et mousquetons en alu a vis. Arrivé au sol, un petit lac d'environ trente centimètres de profondeurs, s'offre a nous causé par un étranglement sur l'aval, en poursuivant sur l'amont, un nouveau lac plus profond un mètre cinquante environ, deux mètres de large sur une dizaine de long, nous oblige a équiper par une main courante avec des spits tous les mètre, nous nous sommes relayé pour cela, un pied sur la mini corniche a fleur d'eau l'autre arc boute sur la paroi derrière, compte tenu de la largeur entre les parois qui était inégale, chacun choisissant son point en fonction de sa taille, réalisant cette opération avec un appareil manuel et une massette, il nous a fallut deux bonnes heures tellement la roche était dure. Une fois passé cet obstacle, le cheminement continue dans le lit de cette rivière d'Aussurucq peu profonde a cet endroit on s'aperçoit alors que nous sommes au fond d'une diaclase d'une hauteur supérieure a une vingtaine de mètre, après une bonne demi heure de marche, on se trouve nez a nez avec un éboulis plus ou moins compact, le plus mince d'entre nous décide d'aller voir derrière par un boyau qui semble être le plus prometteur, attaché a une corde de trente mètre nous suivons le déroulement de cette dernière, or au bout d'un moment la corde ne bouge plus, que se passe-t-il ?? nous essayons d'appeler mais nos voix sont couverte par le bruit de l'eau, 10 minutes passe, j'allais m'engager moi même a sa suite, quand soudain une lumière venu du haut nous signale sa présence je retire la corde du boyau et la lui envoie , il en profite pour installer une échelle avant de redescendre. Après une certaine satisfaction de le revoir, il nous explique que cet éboulement malgré son apparence n'avait qu'une petite longueur d'une dizaine de mètre et que la suite avait l'air importante. Il est 4 heures du matin le dimanche nous décidons d'arrêter la pour cette fois, et après avoir casser la croûte et bu un bon café , nous rechargeons nos lampes, on trouve un coin en position haute et on laisse la le matériel restant avec du carbure. Nous repartons vers la sortie , il est 14h30 quand le premier sort du trou, il fait un temps superbe Nous sommes dans nos délais il ne nous reste plus qu'a prévenir la gendarmerie de notre retour indemne Nous devrions reprendre le week end suivant , la curiosité et la motivation nous pique de plus en plus. La sortie du week end précédent nous avaient donné l'impression du progression a effectuer relativement importante, nous avons décidé pour cette fois d'y intervenir a partir du vendredi, début de la visite il est 15h, la météo est annoncée pour un beau temps sur tout le week end, après un périple d'environ 4h depuis l'entrée, nous voila arrivé au terminus de dernier week end, on a profité de ce retour pour réapprovisionné les différents point de bivouac sur notre parcours . Nous sommes donc a nouveau devant notre éboulis, tout est comme nous l'avions laissé, pour vérifier si une montée des eaux avait eu lieu dans la semaine écoulée nous avions fait des repaires tout les 20 cm marqué sur l'argile des parois tendre comme de la patte a modeler, constatation faite, aucune trace de mouvement visible. Après avoir équiper notre éboulis sur une dizaine de mètres, nous voila repartis bardé comme des mulets , de l'autre coté nous retrouvons le réseau actif dans une grande salle dont le plafond est orné de quelques stalactite assez imposante dons l'une avait environ 1m20 de diamètre,poursuivant un peu plus loin une superbe cascade en voie de calcification, nous laisse admiratif de par sa forme imposante et sa hauteur. Après un bref instant de contemplation, on continue notre progression,une dizaine de mètre plus loin, un nouvel obstacle s'offre a nous, la voûte s'affaisse vers le niveau de l'eau, laissant supposer un siphon éventuel. Je décide de voir plus loin, en pénétrant a quatres pattes dans ce boyau large de 2 mètres mais haut de 70cm seulement, (lit principal de la rivière d'aussurucq) , après avoir apprécié ce bain comme il se doit dans ces circonstances sur 5 a 6m environ, je découvre une suite de parcours avec plus d'espace d'évolution; sur ce je retourne prévenir les autres de ma découverte et sans plus d'arrière pensée tout le monde se met a l'eau pour poursuivre , sans oublier nos petits bagages qui sont dans des sacs complètement étanche. Arrivée a la sortie de ce passage, nous entrons dans une voûte arrosée en permanence par une pluie de gouttelettes ,( le plafond trop haut ne nous permet pas d'en percevoir l'origine), le sol se présente sous forme de chaos envahi de blocs énormes nous obligeant encore une fois a faire des recherches dans plusieurs directions pour retrouver le lit principal ,chose faite au bout d'une bonne heure , nous remarquons par ailleurs que le bruit de l'eau se fait plus important que sur le trajet précédent le bruit s'amplifie au fur et a mesure que nous avançons , le pourquoi se met en évidence, deux petites cascades de 5 a 8 mètre de haut se projette avec une certaine force dans la rivière par des orifices de 30 a 60 cm de diamètre, le débit semble moyen, après avoir pris quelques notes pour mémoire, Un petit creux se faisant sentir on en profite pour casser la croûte dans ce cadre pour lequel je regrette de ne pas avoir mon appareil photo, 20 minutes plus tard on décide de repartir de l'avant pour une petite heure ( car le moment du retour approche),nous évoluons maintenant dans une zone ressemblant plus a un torrent de montagne pour pécher la truite cela se poursuit sur une bonne cinquantaine de mètres, la un nouveau problème a résoudre nous fait face, pour pouvoir l'affronter, il faut revenir avec un autre type de matériel et quelques personnes en plus pour l'acheminement (le club va se réunir au plus tôt dans la semaine pour en parler et étudier les différents moyens possible a mettre en oeuvre) une prochaine visite si les conditions sont réunies pourrai être prévus dans les quinze jours sous la forme d'un camp le week end du 15 août se présente au bon moment. Sur ce nous rebroussons chemin, nous somme le samedi 9h du matin, il nous reste un dizaine d'heures avant la sortie nous les mettons a profit pour aller voir de plus prés deux galeries sèches que nous avions repérée auparavant, il est 16 h quand nous mettons les pieds dans celle qui nous parait la plus importante pas de problème d'accès a ce niveau, dame nature nous a prévus des marches pieds judicieusement disposés. L'orifice d'entrée se présente suffisamment large pour exploration sans soucis particulier, par expérience, nous emportons quand même 20 mètre de corde et deux échelles, la galerie est entièrement recouverte de glaise relativement humide ,toutefois nous sommes a une dizaine de mètre au dessus du réseau actif que nous venons de parcourir, l'humidité ambiante peu expliquer cela ?,en continuant notre visite,je constate la présence de trous se répétant a chaque fois que des méandres se présente a nous, la particularité, est que ces trous représentant des fonds de jarres sont parfaitement propres, je me pose la question ?, nous avons parcouru environ 200 m quand la réponse se pose en évidence, nous arrivons sur le fond de cette galerie laquelle débouche sur le réseau principal au niveau du boyau (du bain forcé) un rocher nous empêche d'aller au delà, par temps de pluie, suivant l'intensité et la localisation en surface,le niveau de la rivière D'aussurucq doit monter de façon suffisamment importante dont l'excédent bloqué par le boyau s'écoule avec plus ou moins de force dans cette galeries d'où les différents trous vu dans les méandres décrit auparavant. Il nous reste la deuxième a explorer mais elle sera pour une autre fois, il est déjà 19h et il nous reste encore du chemin avant la sortie, nous décidons de repartir jusqu'au camp 1 nous arrivons sur place il et 22h, un bon casse croûte et un bon café sont très bien venu, une heure plus tard se pose la question de rester sur place pour récupérer ou de continuer vers la sortie, malgré la fatigue, la deuxième option s'avère la meilleure, de par la position haute du camp1, il ne nous est pas possible de vérifier le niveau de l'eau qui s'il monté pourrait nous réserver des surprises sur la fin du parcours. Nous ressortons fatigués mais contents il est 3h du matin un seul but dormir vers 10 h réveil sympathique au son des cloches de nos amies les vaches locales, nous regardant sortir de nos voitures avec curiosité. Après nous être mis présentable, grâce a un abreuvoir a proximité, on se retrouve au bar restaurant du village d'Aussurucq pour le repas de midi. Après cela la préparation d'une réunion du club s'impose pour mettre en place le prochain camp dont la logistique va nous faciliter la tache <<a suivre donc>> .
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